L’inclusion
L’inclusion est un principe de droit qui s’oppose radicalement à la philosophie de l’école classificatrice, hiérarchique, sélective, méritocratique. Selon le principe de l’inclusion, l’école est une et indivisible, elle doit admettre tous les élèves indépendamment de tout critère distinctif.
Un mouvement historique
L’inclusion se réduit souvent à l’emblème de la loi de 2005 sur le handicap. Cependant, c’est un processus historique lié au développement continu du droit à l’éducation : extension de l’obligation à 16 ans (1959), création du collège unique (1975), objectif de 80% de la classe d’âge au bac (1989), obligation du socle commun de connaissances pour tous les élèves. Ce processus tend à supplanter les perspectives duales, élitistes, sélectionnistes de l’approche républicaine.
Mais le principe d’exclusion persiste à travers de multiples pratiques comme la valorisation et la sélection dans les filières d’excellence, le traitement disciplinaire de certains comportements…
Les lieux institutionnelles de l’inclusion sont multiples : le socle commun destiné à offrir à tous les élèves le même langage de compétences selon des conditions individualisées, l’accompagnement éducatif censé renforcer les acquisitions, le PPRE visant à réaménager la scolarité pour passer un cap difficile, et même la réforme du lycée (2011) qui propose aux élèves un cursus personnalisé, exploratoire, accompagné. Nouvelles formes de droit scolaire, la loi de 2005 sur le handicap et la réactualisation des procédures disciplinaires de 2011 sont désormais les figures emblématiques de l’inclusion.
La scolarisation des élèves handicapés
Avec la circulaire du 31 juillet 2006, la scolarisation des élèves victimes de handicap doit radicalement changer. En reconnaissant explicitement le droit des élèves handicapés d’être scolarisés en milieu ordinaire et en en assumant les conséquences en terme d’organisation, de suivi et d’accompagnement, l’école opère une véritable inversion de sens de l’adaptation. Ce n’est pas l’élève qui se conforme au milieu existant, c’est au contraire l’établissement qui aménage des conditions d’accueil de l’élève. Ce renversement du droit scolaire s’appuie sur 4 principes juridiques :
• L’établissement de référence
• Le projet personnalisé de scolarisation
• Une équipe de suivi pluridisciplinaire
• L’enseignant référent
Avec la circulaire du 31 juillet 2006, la scolarisation des élèves victimes de handicap doit radicalement changer. En reconnaissant explicitement le droit des élèves handicapés d’être scolarisés en milieu ordinaire et en en assumant les conséquences en terme d’organisation, de suivi et d’accompagnement, l’école opère une véritable inversion de sens de l’adaptation. Ce n’est pas l’élève qui se conforme au milieu existant, c’est au contraire l’établissement qui aménage des conditions d’accueil de l’élève. Ce renversement du droit scolaire s’appuie sur 4 principes juridiques :
• L’établissement de référence
• Le projet personnalisé de scolarisation
• Une équipe de suivi pluridisciplinaire
• L’enseignant référent
La sanction inclusive
Avec les textes de juillet 2000 reformulés dans la circulaire du 1er aout 2011, l’institution veut réhabiliter la sanction et la faire entrer dans l’espace juridique de l’éducation scolaire. C’est donner un sens éducatif à la pratique de la sanction. L’éclairage de 2011 confirme cette approche éducative de la sanction. Il n’y a pas d’éducation sans inclusion. La sanction inclusive se traduit par 3 dispositifs :
• L’autorité disciplinaire. Le chef d’établissement est le seul responsable de la sanction : avertissement, blâme, sanction avec sursis et surtout « mesure alternative de prévention »
• L’exclusion – inclusion qui ne doit pas excéder 8 jours
• L’exclusion de cours qui est une décision de l’enseignant qui en assume la responsabilité. Ce n’est pas une punition ni une sanction.
Avec les textes de juillet 2000 reformulés dans la circulaire du 1er aout 2011, l’institution veut réhabiliter la sanction et la faire entrer dans l’espace juridique de l’éducation scolaire. C’est donner un sens éducatif à la pratique de la sanction. L’éclairage de 2011 confirme cette approche éducative de la sanction. Il n’y a pas d’éducation sans inclusion. La sanction inclusive se traduit par 3 dispositifs :
• L’autorité disciplinaire. Le chef d’établissement est le seul responsable de la sanction : avertissement, blâme, sanction avec sursis et surtout « mesure alternative de prévention »
• L’exclusion – inclusion qui ne doit pas excéder 8 jours
• L’exclusion de cours qui est une décision de l’enseignant qui en assume la responsabilité. Ce n’est pas une punition ni une sanction.
La sanction est par essence inclusive, elle vise à intégrer dans le lien social et non à « exiler » le sujet hors de la scène sociale. L’inclusion disciplinaire ne progresse pas autant qu’on le souhaiterait pour 2 raisons : la prégnance des pratiques d’exclusion liée à la tradition scolaire et la préférence du punir au détriment de l’éduquer.
Repenser le milieu « ordinaire »
On reconnaît les limites de l’inclusion. Le « milieu ordinaire » est en réalité une construction sociale fondée sur la discrimination, le refus de l’hétérogène, l’idée que l’école est cloisonnée selon des critères de classement qui privilégient une forme d’excellence modélisante, autant scolaire que sociale. il s’agit de mettre fin à un modèle scolaire qui écrase les individus et produit, malgré les apparences, un échec de masse. Incluse, c’est repenser le milieu ordinaire, donner accès à un deuxième âgé de démocratisation.
On reconnaît les limites de l’inclusion. Le « milieu ordinaire » est en réalité une construction sociale fondée sur la discrimination, le refus de l’hétérogène, l’idée que l’école est cloisonnée selon des critères de classement qui privilégient une forme d’excellence modélisante, autant scolaire que sociale. il s’agit de mettre fin à un modèle scolaire qui écrase les individus et produit, malgré les apparences, un échec de masse. Incluse, c’est repenser le milieu ordinaire, donner accès à un deuxième âgé de démocratisation.
Une culture d’accueil
L’établissement est fondamentalement ouvert, il n’a pas à distinguer ou à sélectionner son public. Cela implique pour la vie scolaire, comme pour les enseignants, de se mettre en capacité de penser l’hétérogène et d’accepter la différence. Les élèves sont essentiellement singuliers et l’école est le lieu social de leur formation. Cela ne peut pas se discuter : l’accueil est sans préalable et inconditionnel. L’école se définit par son hospitalité : elle reçoit l’élève tel qu’il est et lui apporte les éléments de compétence dont il a besoin pour accéder à l’autonomie.
Il s’agit de faire vivre ensemble des élèves différents, de donner un sens à la vie collective, de faire partager des objectifs communs.
L’établissement est fondamentalement ouvert, il n’a pas à distinguer ou à sélectionner son public. Cela implique pour la vie scolaire, comme pour les enseignants, de se mettre en capacité de penser l’hétérogène et d’accepter la différence. Les élèves sont essentiellement singuliers et l’école est le lieu social de leur formation. Cela ne peut pas se discuter : l’accueil est sans préalable et inconditionnel. L’école se définit par son hospitalité : elle reçoit l’élève tel qu’il est et lui apporte les éléments de compétence dont il a besoin pour accéder à l’autonomie.
Il s’agit de faire vivre ensemble des élèves différents, de donner un sens à la vie collective, de faire partager des objectifs communs.
L’individualisation
L’organisation inclusive s’appuie sur une rationalité complexe centrée sur le parcours de chaque élève. Dans cette configuration, l’important est la flexibilité des parcours et le suivi des progrès tout au long de la scolarité obligatoire, mais le rythme d’acquisition dépend de chaque élève.
L’organisation inclusive s’appuie sur une rationalité complexe centrée sur le parcours de chaque élève. Dans cette configuration, l’important est la flexibilité des parcours et le suivi des progrès tout au long de la scolarité obligatoire, mais le rythme d’acquisition dépend de chaque élève.
L’accompagnement
L’inclusion implique de soutenir, d’aider et d’accompagner les élèves en difficulté. Les AVS sont attachés au service des élèves atteints de handicap. Les assistants d’éducation et assistants pédagogiques s’occupent des élèves en difficulté ou des élèves exclus de cours ou de l’établissement.
L’inclusion implique de soutenir, d’aider et d’accompagner les élèves en difficulté. Les AVS sont attachés au service des élèves atteints de handicap. Les assistants d’éducation et assistants pédagogiques s’occupent des élèves en difficulté ou des élèves exclus de cours ou de l’établissement.
L’inclusion est un principe de droit de l’école démocratique. Si elle n’est pas définitivement installée, c’est une idée en marche. C’est un mouvement lent qui repose plus sur la réforme des mentalités et l’imprégnation de « l’esprit démocratique des lois » que sur des circulaires. L’inclusion ne se décrètera pas, mais son émergence effective ne peut faire l’économie d’une solide formation des enseignants prenant en compte les aspects pédagogiques, organisationnels, culturels et techniques de l’hétérogénéité.

