La citoyenneté
L’éducation à la citoyenneté est au cœur des nouveaux enjeux de la vie scolaire. Historiquement, la vie scolaire apporte une traduction scolaire des mutations de la culture démocratique. Les lieux d’écoute, de représentation, de participation et d’autonomie renouvellent l’atmosphère disciplinaire de l’école. A la périphérie de la classe, elle promeut la responsabilité individuelle et collectives d’élèves citoyens.
Une question urgente
L’éducation à la citoyenneté apparaît comme la nouvelle panacée de la paix civile. La citoyenneté apparaît comme une urgence, comme la seule façon de résoudre certains problèmes de l’école, de la société, et à plus long terme, certains problèmes de la démocratie représentative.
Eduquer dans l’école et pour l’école
Pacifier la vie scolaire, prévenir les incivilités, réprimer toute violence, respecter les règles. L’éducation à la citoyenneté représente une ambition globale de l’école qui, à travers des programmes et des méthodes pédagogiques adaptées est constitutive d’un « élève citoyen » autonome, en capacité de réfléchir à son parcours de formation.
Pacifier la vie scolaire, prévenir les incivilités, réprimer toute violence, respecter les règles. L’éducation à la citoyenneté représente une ambition globale de l’école qui, à travers des programmes et des méthodes pédagogiques adaptées est constitutive d’un « élève citoyen » autonome, en capacité de réfléchir à son parcours de formation.
Eduquer pour vivre en société
Quand la société devient incivile, quand le lien social se défait, il apparaît nécessaire de relancer le programme éducatif. Ce que l’on apprend à l’école est transférable à l’échelle de la société. Mais l’école ne peut rien prescrire au politique. L’éducation à la citoyenneté fait l’objet d’une immense pression pour résoudre la crise des institutions. Mais cette attente d’éducation est illusoire en l’absence d’une représentation politique emblématique et représentative de la république. L’école n’a ni la légitimité ni le pouvoir de remédier à la crise profonde qui sévit ans la société et pénètre jusque dans l’école elle même. L’école n’est plus le creuset de la république pour une raison majeure qui est l’effacement du modèle républicain.
Quand la société devient incivile, quand le lien social se défait, il apparaît nécessaire de relancer le programme éducatif. Ce que l’on apprend à l’école est transférable à l’échelle de la société. Mais l’école ne peut rien prescrire au politique. L’éducation à la citoyenneté fait l’objet d’une immense pression pour résoudre la crise des institutions. Mais cette attente d’éducation est illusoire en l’absence d’une représentation politique emblématique et représentative de la république. L’école n’a ni la légitimité ni le pouvoir de remédier à la crise profonde qui sévit ans la société et pénètre jusque dans l’école elle même. L’école n’est plus le creuset de la république pour une raison majeure qui est l’effacement du modèle républicain.
Le vivre ensemble
Grâce à l’éducation à la citoyenneté, l’élève sera en mesure de tolérer la diversité culturelle, de s’approprier les dispositifs du vivre ensemble et de reconnaître le droit de chacun au respect, à la dignité et à l’égalité
Grâce à l’éducation à la citoyenneté, l’élève sera en mesure de tolérer la diversité culturelle, de s’approprier les dispositifs du vivre ensemble et de reconnaître le droit de chacun au respect, à la dignité et à l’égalité
La transformation de l’éducation à la citoyenneté
Apres 1968, le modèle civique n’est plus d’actualité. Une nouvelle citoyenneté et une nouvelle approche éducative apparaissent. La vie scolaire avec ses chartes et autres contrats, ses délégués de classe, se substitue à la discipline pour inventer un nouvel ordre scolaire participatif en marge de l’enseignement. Tout enseignant est concerné par la citoyenneté.
Apres 1968, le modèle civique n’est plus d’actualité. Une nouvelle citoyenneté et une nouvelle approche éducative apparaissent. La vie scolaire avec ses chartes et autres contrats, ses délégués de classe, se substitue à la discipline pour inventer un nouvel ordre scolaire participatif en marge de l’enseignement. Tout enseignant est concerné par la citoyenneté.
L’expérience éducative
L’éducation de la citoyenneté se veut une éducation en actes. Elle a une visée politique pacifiée qui offre de bonnes conditions de scolarisation, un climat serein fondé sur la participation des élèves aux instances qui les concernent.
Elle concerne autant les savoirs que les savoirs faire reliés à l’expérience individuelle. Cela permet à chaque élève de situer sa façon d’être citoyen, de se révéler et de se forger sa personnalité.
L’éducation de la citoyenneté se veut une éducation en actes. Elle a une visée politique pacifiée qui offre de bonnes conditions de scolarisation, un climat serein fondé sur la participation des élèves aux instances qui les concernent.
Elle concerne autant les savoirs que les savoirs faire reliés à l’expérience individuelle. Cela permet à chaque élève de situer sa façon d’être citoyen, de se révéler et de se forger sa personnalité.
La socialisation
Très souvent l’appel à la citoyenneté répond au besoin de restaurer l’ordre scolaire. La traitement des comportements déviants ne relève pas e l’éducation à la citoyenneté mais de la socialisation. Il faut donc distinguer les deux, la socialisation prend en charge les évènements perturbateurs.
Très souvent l’appel à la citoyenneté répond au besoin de restaurer l’ordre scolaire. La traitement des comportements déviants ne relève pas e l’éducation à la citoyenneté mais de la socialisation. Il faut donc distinguer les deux, la socialisation prend en charge les évènements perturbateurs.
Les cinq dimensions de la citoyenneté
• La dimension politique se décline en terme de participation au système représentatif de l’établissement : les délégués de classe, les représentants au CA et au CVL
• La dimension juridique définie les droits et les obligations de élèves
• La dimension sociale est une dimension émotionnelle qui contribue l’émergence d’une communauté d’appartenance et qui renouvelle les enjeux de la citoyenneté. Cette dimension n’est pas perçue comme citoyenne, c’est à dire obligeant le citoyen solidaire et « fraternel ». Les grandes causes à l’extérieur de l’établissement fonctionnent mieux que la solidarité de proximité dans la classe ou dans la vie scolaire.
• La dimension culturelle développer la culture dans l’établissement fait partie de la citoyenneté parce qu’elle permet l’élévation de l’âme et du désir spirituel du beau, mais aussi l’expression et la reconnaissance de la diversité au sein de la communauté politique.
• La dimension scolaire les résultats scolaires obtenus par les élèves sont une composante centrale de la citoyenneté à l’école. La vie scolaire y est attentive car l’échec scolaire met en cause le principe d’égalité. De plus, il induit une déconnexion du groupe d’appartenance à la communauté avec des risques de marginalisation et de déviance comportementale.
• La dimension politique se décline en terme de participation au système représentatif de l’établissement : les délégués de classe, les représentants au CA et au CVL
• La dimension juridique définie les droits et les obligations de élèves
• La dimension sociale est une dimension émotionnelle qui contribue l’émergence d’une communauté d’appartenance et qui renouvelle les enjeux de la citoyenneté. Cette dimension n’est pas perçue comme citoyenne, c’est à dire obligeant le citoyen solidaire et « fraternel ». Les grandes causes à l’extérieur de l’établissement fonctionnent mieux que la solidarité de proximité dans la classe ou dans la vie scolaire.
• La dimension culturelle développer la culture dans l’établissement fait partie de la citoyenneté parce qu’elle permet l’élévation de l’âme et du désir spirituel du beau, mais aussi l’expression et la reconnaissance de la diversité au sein de la communauté politique.
• La dimension scolaire les résultats scolaires obtenus par les élèves sont une composante centrale de la citoyenneté à l’école. La vie scolaire y est attentive car l’échec scolaire met en cause le principe d’égalité. De plus, il induit une déconnexion du groupe d’appartenance à la communauté avec des risques de marginalisation et de déviance comportementale.
Citoyenneté et vie scolaire
L’éducation à la citoyenneté ne va pas de soi. La vie scolaire établit des liens avec toutes les composantes de la communauté éducative : les enseignants, les élèves, les parents. Par vocation, elle médiatise les conflits et trouve des solutions de compromis qui esquissent déjà la configuration de la citoyenneté scolaire.
L’éducation à la citoyenneté ne va pas de soi. La vie scolaire établit des liens avec toutes les composantes de la communauté éducative : les enseignants, les élèves, les parents. Par vocation, elle médiatise les conflits et trouve des solutions de compromis qui esquissent déjà la configuration de la citoyenneté scolaire.
La transversalité
La participation citoyenne n’est éducative que si elle existe sous la forme d’un discours homogène d’un bout à l’autre de l’établissement. Le rôle des adultes est de respecter les institutions officielles de la représentation de l’élève mais aussi d’accompagner et d’aider les élèves à exercer leurs droits.
La participation citoyenne n’est éducative que si elle existe sous la forme d’un discours homogène d’un bout à l’autre de l’établissement. Le rôle des adultes est de respecter les institutions officielles de la représentation de l’élève mais aussi d’accompagner et d’aider les élèves à exercer leurs droits.
L’obstacle dans la sphère pédagogique
La difficulté de la vie scolaire est de s’articuler à la sphère pédagogique qui, pour des raisons historiques, identitaires, institutionnelles, reste attachée au modèle de la citoyenneté « non participative ». Priorité aux enseignements, promotion de la certification mais en même temps économie sur la citoyenneté participative. Le bac d’abord, la citoyenneté après.
La difficulté de la vie scolaire est de s’articuler à la sphère pédagogique qui, pour des raisons historiques, identitaires, institutionnelles, reste attachée au modèle de la citoyenneté « non participative ». Priorité aux enseignements, promotion de la certification mais en même temps économie sur la citoyenneté participative. Le bac d’abord, la citoyenneté après.
L’autorité
Exprimée à travers le phénomène majoritaire, la participation semble incompatible avec l’enseignement car elle met en péril l’autorité. Tant qu’elle n’est pas intégrée autour des procédures de légitimation de l’autorité, la participation fait obstacle au discours pédagogique. Elle constitue un péril et c’est pourquoi elle est mise à distance dans la pratique enseignante.
Exprimée à travers le phénomène majoritaire, la participation semble incompatible avec l’enseignement car elle met en péril l’autorité. Tant qu’elle n’est pas intégrée autour des procédures de légitimation de l’autorité, la participation fait obstacle au discours pédagogique. Elle constitue un péril et c’est pourquoi elle est mise à distance dans la pratique enseignante.
Le risque du conflit
La participation citoyenne faut peur quand elle ouvre la porte à l’expression des valeurs, des opinions, des croyances religieuses. Selon la tendance partagée dans le milieu enseignant, il est préférable que la classe reste un lieu neutre, à l’écart des opinions et réservé au savoir. Si la neutralité de l’enseignement est un principe absolu du fonctionnaire de l’état, en revanche, le retrait face à la laïcité n’a pas lieu d’être.
La participation citoyenne faut peur quand elle ouvre la porte à l’expression des valeurs, des opinions, des croyances religieuses. Selon la tendance partagée dans le milieu enseignant, il est préférable que la classe reste un lieu neutre, à l’écart des opinions et réservé au savoir. Si la neutralité de l’enseignement est un principe absolu du fonctionnaire de l’état, en revanche, le retrait face à la laïcité n’a pas lieu d’être.
La démocratie participative
Le problème de la citoyenneté est de construire le vivre ensemble. La démocratie participative apparaît come le versant instrumental et consumériste de la participation scolaire. Elle s’exprime à travers les instances officielles. On ne peut pas revendiquer des droits sans comprendre comment ces droits se constituent dans l’espace scolaire, s’articulent dans l’intérêt général et engagent des responsabilités politiques.
Le problème de la citoyenneté est de construire le vivre ensemble. La démocratie participative apparaît come le versant instrumental et consumériste de la participation scolaire. Elle s’exprime à travers les instances officielles. On ne peut pas revendiquer des droits sans comprendre comment ces droits se constituent dans l’espace scolaire, s’articulent dans l’intérêt général et engagent des responsabilités politiques.
Les adolescents contre la citoyenneté
En explorant les frontières de l’éducation à la citoyenneté, nous rencontrons l’univers des adolescents dont on remarque qu’il éprouve une véritable répulsion à l’égard de la citoyenneté. Si les élevés ont de multiples besoins pour affirmer leur identité, ce ne sont ni ceux de la scolarité académique, ni ceux que la citoyenneté. L’élève, avant tout pragmatique et stratège, a la fois élève et adolescent, fait tout pour éviter la citoyenneté. Les élèves ont le sentiment, à tort ou à raison, qu’ils n’ont pas ou presque pas de pouvoir.
En explorant les frontières de l’éducation à la citoyenneté, nous rencontrons l’univers des adolescents dont on remarque qu’il éprouve une véritable répulsion à l’égard de la citoyenneté. Si les élevés ont de multiples besoins pour affirmer leur identité, ce ne sont ni ceux de la scolarité académique, ni ceux que la citoyenneté. L’élève, avant tout pragmatique et stratège, a la fois élève et adolescent, fait tout pour éviter la citoyenneté. Les élèves ont le sentiment, à tort ou à raison, qu’ils n’ont pas ou presque pas de pouvoir.
L’éducation à la citoyenneté reste un défi car pour l’adolescent ce n’est pas le sujet. Centrée sur la recherche identitaire et relationnelle, l’adolescence n’est pas propice au travail sur la citoyenneté. Les rites initiatiques de l’adolescent passent plus par des expériences de transgression de la loi que par l’intégration dans la citoyenneté représentative figée dans les instances formelles.
L’éducation à la citoyenneté est une obligation de l’école. C’est dans le cadre de ces frontières que la vie scolaire peut devenir un lieu ou cette exigence peut s’initialiser en inventant une pédagogie de la citoyenneté volontariste, transversale et globalisée.


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